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Dossier

Témoignages arméniens : un autre regard sur la tragédie de 1915
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Publié le 4 septembre 2002

Témoignages arméniens :
un autre regard sur les relations turco-arméniennes et la tragédie de 1915

Il existe au sein des communautés arméniennes une loi du silence. Une omerta qui ne dit pas son nom et que font régner certaines organisations extrémistes, très puissantes en diaspora et influentes en Arménie. Cette loi non écrite étouffe, parfois par la violence, les voix discordantes, celles qui remettent en cause l’histoire officielle, et empêche toute critique du "dogme" établi selon lequel les Arméniens n’ont été que les victimes innocentes d’un "génocide" commis par le gouvernement Jeune-Turc en 1915. Pourtant, avec le temps, des voix arméniennes dissidentes réussissent à percer la chape de plomb et à se faire entendre. Certaines viennent de Turquie, ce pays si détesté où Patrick Devedjian en personne a pu s’exprimer à plusieurs reprises en toute liberté, d’autres des Etats-Unis. Demain, peut-être, entendrons-nous des voix similaires s’élever publiquement en France pour contester les thèses officielles arméniennes. Pour l’heure, des démocrates arméniens, dont certains sont nos interlocuteurs, font leur révolution, en privé...

Ces voix brisent un tabou : celui de la responsabilité arménienne dans la tragédie de 1915. Elles lèvent timidement le voile sur une vérité refoulée par la mémoire collective arménienne et donnent des Turcs une autre image, plus conforme à la réalité. Les Arméniens, encouragés par les puissances hostiles à l’Empire ottoman, ont pris les armes dès 1914 pour rejoindre massivement les rangs ennemis, en espérant, moyennant leur allégeance, une rétribution substantielle : la création d’une Grande Arménie indépendante sur les décombres de l’empire. Leur trahison, l’aide apportée aux troupes russes envahissant l’Anatolie orientale, les massacres de masse perpétrés sur les populations turques, ont conduit les autorités ottomanes à transférer une partie de la population arménienne vers la Syrie (alors territoire ottoman). La déportation, réalisée dans des conditions atroces, donna lieu au drame que l’on sait. Cette vérité, des Arméniens commencent à l’admettre... Et ce n’est qu’un début...

L’équipe de Tête de Turc
04.09.02

Cliquez sur la partie de votre choix :

- Dikran Kevorkian, responsable de l’Eglise arménienne de Kandilli, à Istanbul
- Interview dans Milliyet de Mesrob II, patriarche des Arméniens de Turquie
- Discours de Mesrob II à l’hôtel Hilton d’Istanbul
- Briser le carcan de l’amnésie arménienne
- Mesrob II propose un mémorial dédié aux victimes turques et arméniennes de 1915
- Etats-Unis : un archevêque arménien brise la loi du silence
- Communiqué du Patriarcat arménien de Turquie condamnant la France
- 150 pèlerins arméniens se rendent en Turquie
- Le vice-ministre arménien de la Culture appelle à la réconciliation turco-arménienne

- Dossier : "Ces courageux Arméniens qui disent non au mensonge"


Dikran Kevorkian, responsable de l’Eglise arménienne de Kandilli, à Istanbul

Le génocide et le transfert d’une population sont deux choses différentes. Les manigances des impérialistes et les fabricants d’utopie politique (média, église, personnalités religieuses) au service des dirigeants arméniens ont été à l’origine de cette tragédie. L’Allemagne exerçait une pression sur Istanbul concernant le transfert de population. L’Allemagne avait pour objectif d’ébranler l’ordre établi et de garantir ses intérêts économiques dans le projet du chemin de fer de Bagdad. Pourquoi n’y a-t-il pas eu de question arménienne du vivant d’Atatürk ? Car à l’époque il y avait une âme nationale, une union. Aujourd’hui, selon moi, il y a un relâchement dans le système étatique.

A propos de l’assimilation, je dirais ceci : dans le monde entier, la Turquie est le pays où les Arméniens préservent le plus tranquillement et avec le plus de force leur identité. Les Arméniens de la diaspora luttent en changeant leurs noms car, dans les pays où ils se trouvent, ils subissent une assimilation culturelle. Ces Arméniens de la diaspora qui critiquent la Turquie savent très bien qu’aux Etats-Unis, les messes dans les églises sont dites en anglais et que les Arméniens, là-bas, perdent progressivement leur langue maternelle. Quand vous dites ces vérités, on vous accuse aussitôt d’être une mauvaise personne ! Nous sommes des citoyens turcs d’origine arménienne et exprimons simplement nos regrets face à cette triste réalité.

Aujourd’hui, une injustice est faite à l’esprit d’Union Nationale que nous a légué Atatürk. Toutes ces choses sont le fait de manigances étrangères. Le PKK, l’Asala, le texte adopté par le Sénat français, tout ceci est le jeu des forces étrangères. A nous qui sommes citoyens turcs, on nous fait du tort. Si les Arméniens de la diaspora étaient intelligents, ils cesseraient d’être manipulés tels des valets."

Dikran Kevorkian

Responsable de l’Eglise arménienne de Kandilli, à Istanbul. Propos tenus le 7 octobre 2002 dans l’émission "Ceviz Kabugu"


Mesrob II, patriarche des Arméniens de Turquie, interview accordée au journal Milliyet

Question : jusqu’à l’avènement de Mehmet II Le Conquérant, les Arméniens de Constantinople n’avaient pas eu de patriarcat, pourquoi ?

Mesrob II : La présence arménienne à Constantinople remonte au 4ème siècle après JC. Nous savons qu’à un moment, au 6ème siècle, il y a eu une église arménienne à l’intérieur des remparts. Par la suite, comme Byzance ne tolérait pas les chrétiens hétérodoxes, les Arméniens ont pratiqué leur culte dans les bâtiments situés hors des murailles. Le chef spirituel des communautés arméniennes d’Anatolie occidentale, de Thrace, et même d’Europe orientale, jusqu’à Lvov, se trouvait à Bursa. Sous Byzance, un patriarcat pour les Arméniens occidentaux n’a pas été jugé nécessaire.

Question : Quelle était la situation de la communauté arménienne d’Anatolie jusqu’à la conquête d’Istanbul ?

Mesrob II : L’histoire des chrétiens arméniens d’Anatolie commence avec les missions de deux disciples de Jésus, Saint Thadée et Saint Barthélemy, dans les régions de l’Est. En 301, le royaume d’Arménie fait du Christianisme sa religion officielle. En 2001, nous fêterons le 1 700ème anniversaire de cet événement. C’est ainsi que le Patriarcat d’Etchmiadzine, considéré comme le principal patriarcat des Arméniens, est créé en 301.

A partir du 6ème siècle, à Jérusalem, les Arméniens se séparent de l’église grecque et créent un patriarcat arménien. Au 10ème siècle, un troisième patriarcat voit le jour sur l’île d’Aktamar, à Van. Le patriarcat de Cilicie, à Kozan, débute en 1441. Dans toutes les autres régions, il y avait des épiscopats arméniens et des évêchés, que l’on appelait en osmanli "Marhasa".

Question : Pourquoi, selon vous, le Sultan Mehmet le Conquérant, a-t-il autorisé la création d’un patriarcat pour la communauté arménienne d’Istanbul ?

Mesrob II : Après avoir conquis Istanbul, le Conquérant fit venir des Arméniens de différentes régions d’Anatolie pour contribuer au peuplement de la ville. Qu’il ait fait de l’évêque de Bursa Hovagim le patriarche des Arméniens, après la reconnaissance de Gennadios comme patriarche des Grecs, peut être perçu comme une volonté de maintenir l’équilibre entre ses sujets chrétiens.

Il ne faut pas oublier qu’au sein de l’Empire, il y avait une grande partie de la population qui ne reconnaissait pas la doctrine grecque orthodoxe. Par ailleurs, il fallait également collecter l’impôt que les sujets arméniens devaient payer à l’Etat. C’est aussi l’une des explications à la décision du Conquérant.

Question : Les Arméniens à l’époque ottomane, en général des artisans et des commerçants, étaient vus comme une communauté qui n’avaient que peu de problèmes. A compter du règne de Mahmut II, les Arméniens se rapprochent du Palais impérial. Durant la période qui suivit les Tanzimat, la communauté gagne une autonomie laïque grâce au firman Nizamname-i Millet-i Ermeniyan. Or, dans le même temps, les mouvements centrifuges sur les territoires ottomans gagnent en ampleur. Certains partis politiques arméniens se soulèvent contre l’autorité centrale. Les dramatiques événements connaissent leur point culminant en 1915. Que pensez-vous des débats qui perdurent encore aujourd’hui autour de ces événements ?

Mesrob II : Je ne crois pas qu’à cette époque les Arméniens cherchaient l’indépendance. Le Patriarcat et la grande majorité de la communauté étaient pro-ottomans. Une partie de la communauté était irritée par les pillages à l’est et les troubles politiques, et réclamaient le rétablissement de l’ordre et de la sécurité. Une petite minorité, seulement les Dachnaks, cherchaient l’indépendance.

Dans le contexte de panique de l’époque, les dirigeants ont fait l’erreur d’attribuer à la communauté les agissements d’une petite minorité. Le problème, selon moi, était celui-là : l’effondrement de l’Empire ottoman avait commencé et plusieurs pays avaient proclamé leur indépendance. Bien sûr, certaines puissances occidentales ont joué un rôle dans ces troubles. Pour toutes ces raisons, les relations turco-arméniennes ont été minées par un climat de méfiance. C’est dans ce contexte que la décision du transfert des populations a été prise. Laquelle a donné lieu aux événements qui, dans l’histoire arménienne, portent le nom de "grande catastrophe".

Cependant, réduire à cette période toute l’histoire des relations turco-arméniennes jusqu’à la fondation de la République turque, est une grande erreur.

Il faut regarder ces relations à partir du 5ème siècle après JC. La première imprimerie arménienne a été fondée à Istanbul, d’où sont sortis les premiers livres en arménien. C’est sous l’Empire ottoman que le premier théâtre arménien a été crée à Istanbul. Il faut aussi voir tout cela. Pour moi, le plus important, est que des personnes issues de religions, de cultures et de groupes si différents aient vécu ensemble plus de 600 ans au sein de l’empire. Voilà ce que nous devons célébrer.

Question : L’avènement de la République a-t-elle été difficile du point de vue de votre communauté ?

Mesrob II : Oui bien sûr. La Première Guerre Mondiale avait eu lieu, ainsi que le transfert de population. Un désastre avait marqué toute une communauté. Durant les cinq premières années de la République, la communauté n’a pas eu de patriarche. Un processus de normalisation a débuté ensuite avec l’élection de Mesrob I, en 1927, à la tête du Patriarcat.

Question : Quels sont aujourd’hui les problèmes rencontrés par votre Eglise et votre communauté ?

Mesrob II : D’un point de vue spirituel ou religieux, nous n’avons absolument aucun problème. Nous pouvons remplir nos obligations religieuses quand et où nous le voulons. Le plus grand souci, c’est le manque de prêtres et de moines. Une école de formation est indispensable, mais nous voulons régler ce problème au sein du système universitaire, par le biais du Conseil pour l’Enseignement Supérieur.

Notre communauté connaît des difficultés sociales. Le décret de 1936 a amené des restrictions à nos fondations, des restrictions totalement dépassées qu’il faut reconsidérer à la lumière des conditions actuelles. Si une personne peut verser un don à une mosquée, il faut qu’elle puisse en faire de même pour une église. Les biens immobiliers donnés aux fondations après 1936 sont sous le coup d’une décision qui prévoit, à partir des années 70, leur restitution à leurs propriétaires. Quand ces propriétaires étaient morts, les biens ont été saisis. Je souhaite que cette disposition prenne fin le plus tôt possible.

Question : A la veille du 21ème siècle, quel regard portez-vous sur la société turque ?

Mesrob II : La Turquie dont nous célébrons ensemble le 75ème anniversaire, malgré une actualité très agitée, ne m’apparaît pas en si mauvaise posture. J’ai de l’espoir quant à l’avenir de notre pays. Je suis optimiste pour notre pays, que ce soit du point de vue de sa situation régionale ou des dynamiques en son sein. Avec l’adaptation du système aux évolutions, je pense que nous surmonterons de nombreuses difficultés.

Question : Que pensez-vous du débat actuel autour de la laïcité en Turquie ?

Mesrob II : Ce principe est présent dans notre communauté. Il est inscrit dans un document de 1863. Cette conception perdure. En tant que Patriarche des Arméniens de Turquie, je ne tiens pas, mais alors pas du tout, à présider des tribunaux religieux qui traiteraient des unions, des divorces ou des litiges de propriété. Je suis né sous la République et je pense qu’il n’est pas possible de revenir en arrière. Alors que nous entrons dans le 21ème siècle, je trouve ridicule toute initiative visant à régir la vie par des lois religieuses et qui équivaut à un retour au Moyen Age.

Question : Les célébrations du Millénaire suscitent beaucoup d’intérêt, mais elles ont une importance particulière pour les Chrétiens. Que vont apporter à la Turquie, selon vous, les célébrations du "Millenium" ? Ces festivités ne sont-elles pas une opportunité pour notre pays ? D’après vous, la Turquie donne-t-elle assez d’importance à cet événement ?

Mesrob II : Nous y accordons beaucoup d’importance. Mais je ne sais dans quelle mesure les institutions étatiques qui devraient s’en occuper, le font. Regardez, en Turquie, il y a trois grandes églises anatoliennes : arménienne, grecque, et syriaque. Autant que je sache, aucune de ces églises n’a été contactée pour les célébrations de l’an 2000. Nous sommes prêts à apporter une contribution, quelle que soit sa forme. Mais si l’on s’y prend au dernier moment, nous risquons d’être confrontés à des obstacles inattendus. Je l’ai toujours dit : pour la Chrétienté, les premières terres sacrées sont la Palestine et le Vatican, vient ensuite l’Anatolie, c’est-à-dire la Turquie. Pensez donc, la moitié des disciples de Jésus sont enterrés ici ! Ce fait est important pour le tourisme, la culture, et les liens entre les religions. En l’an 2000, Israël va connaître un raz-de-marée touristique. Qu’en sera-t-il pour notre pays ? A l’heure où nous cherchons des solutions à la crise de notre secteur touristique, nous devrions penser à tout cela. La Turquie doit exploiter et présenter au monde sa richesse culturelle, folklorique, et religieuse. Je pense malheureusement que cela n’est pas fait. C’est une grande opportunité que nous devrions exploiter.

Interview du Patriarche arménien Mesrob II réalisée par Yavuz BAYDAR, journaliste du quotidien Milliyet, le 22 mai 1999


Mesrob II, patriarche des Arméniens de Turquie : discours prononcé à l’hôtel Hilton d’Istanbul

"Nous nous trouvons à l’aube du troisième millénaire et nous préparons à célébrer une nouvelle ère dans l’histoire de l’humanité. Je pense qu’il s’agit là d’une grande opportunité pour nous tous. L’occasion de construire notre avenir avec l’espoir d’unir les continents, les cultures, et les peuples...

Nous rêvons tous d’un monde à l’abri de toutes formes de violence, un monde juste où la vie humaine, les droits et les libertés individuelles seront respectés.

Le tournant que nous allons vivre n’est pas seulement une chance unique, c’est aussi une épreuve difficile qui s’annonce. Le deuxième millénaire que nous nous apprêtons à laisser derrière nous a été chargé d’événements tragiques.

Parmi ce que nous laissons derrière nous, il y a aussi de nombreux événements que nous nous rappellerons toujours avec respect et que nous célèbrerons dans les millénaires à venir

Comme celui que nous célébrons aujourd’hui...

La fondation du patriarcat arménien d’Istanbul est un événement unique dont on ne trouve pas d’autre exemple dans l’histoire.

Huit années après la conquête d’Istanbul, le Sultan Mehmet II le Conquérant transforme, par un firman, en 1461 qui stipulait, l’épiscopat arménien d’Anatolie occidentale en patriarcat. Cette décision est la parfaite illustration du caractère visionnaire du Conquérant et des sultans ottomans, et de leur tolérance à l’égard des autres religions.

Dans l’histoire, en dehors du cas exceptionnel du sultan Mehmet II, on a jamais vu un souverain créer une institution spirituelle centrale pour les adeptes d’une autre religion que la sienne.

Si, en entrant dans le nouveau millénaire, l’on se remémore les tensions dans le monde, et notamment le contexte de guerre dans notre voisinage proche, on mesure alors la valeur et la portée du geste du Conquérant, effectué il y a 538 ans. On prend ainsi la mesure de l’importance de la tolérance entre les cultures et les religions.

C’est avec gratitude et affection que nous célébrons la mémoire du Sultan Mehmet le Conquérant, qui a permis à la communauté arménienne de l’Empire ottoman de vivre selon ses us et coutumes, celle des hommes d’Etat qui ont servi le pays à sa suite, et la mémoire des 83 patriarches arméniens qui ont rempli leur mission avec dévouement, à commencer par le premier à occuper cette fonction en 1461, Hovagim de Bursa.

Nous, Arméniens de Turquie, en tant que communauté chrétienne la plus importante du pays, célébrons dans la joie le 75ème anniversaire de notre République, croyons de tout notre cœur en son avenir radieux. Demain nous apparaît plein d’espoir."

Discours du patriarche arménien Mesrob II prononcé à l’hôtel Hilton d’Istanbul, le 22 mai 1999


Le vice-ministre arménien de la Culture appelle la Turquie et l’Arménie à se réconcilier et à tourner la page du passé

Surprise lors d’un colloque à Antalya (Turquie) réunissant les ministres de la Culture d’Azerbaïdjan, de Géorgie, de Turquie, d’Arménie, et diverses personnalités en charge de la culture au sein du Conseil de l’Europe : le représentant arménien, Karen Aristakesian, a prononcé un discours remarqué dans lequel il a invité Ankara et Erevan à se réconcilier ! "Le temps n’est-il pas venu de nous rapprocher et de chercher à mieux nous connaître ?" a déclaré le vice-ministre arménien, qui s’est prononcé en faveur du "développement des relations de bon voisinage entre l’Arménie et la Turquie". Le ministre turc de la Culture, Erkan Mumcu, s’est déclaré satisfait par l’appel au dialogue lancé par le responsable arménien.

"Nous devons être en mesure de nouer des relations amicales. Nous devons oublier les pages sombres de l’histoire. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons régler les dissensions du passé, que nous pourrons mieux valoriser et comprendre le patrimoine culturel de nos voisins. Nous pouvons suggérer que nos pays voisins se fassent mutuellement des déclarations plus respectueuses, et empêcher que les points de vue reposant sur certaines allégations ne s’expriment devant les médias. Car, en réalité, nous nous connaissons tous très bien, et nous connaissons nos cultures respectives. Un chantre arménien disait ceci : ’le temps n’est-il pas venu de commencer à nous rapprocher, à nous connaître, nous pardonner, et nous aimer ?’" a affirmé, en Turquie, Karen Aristakesian, au grand dam des milieux nationalistes arméniens qui, en Arménie comme au sein de la diaspora, ont vivement dénoncé ces paroles de paix. Les extrémistes ont aussitôt exigé du Président et du Premier ministre arméniens qu’ils rappellent à l’ordre cet empêcheur de haïr en rond...

L’équipe de Tête de Turc (avec Agence Panarmenia et Milliyet des 19.9.2003 et 22.9.2003)





Mémorial

De l’Anatolie orientale (1914-1922) à l’Azerbaïdjan (1988-1994), les massacres de masse et les atrocités perpétrés par les Arméniens sur les populations turco-musulmanes ont fait plus d’un million de morts.

Pour les victimes sans sépulture de ces génocides inavoués un Mémorial Virtuel a été érigé.

Ce Mémorial est également dédié aux dizaines de victimes du terrorisme arménien (1975-1985) qui a fait couler le sang d’innocents dans les grandes villes d’Europe et des Etats-Unis.

Ensemble, brisons le mur du silence et de l’oubli... Pour que la mémoire vive !

Accès au Mémorial