| Taner Akçam, mercenaire du lobby arménien |

Présenté par les lobbies arméniens comme un "courageux démocrate" (!) turc ayant reconnu le prétendu "génocide", Taner Akçam, scribouillard mercenaire au service d’une influente fondation arménienne, a été une figure marquante de l’ultragauche armée en Turquie. L’homme a du pedigree, et pas n’importe lequel...
Taner Akçam était un membre actif et important de la nébuleuse marxiste-léniniste qui engendra le THKP-C et le Dev-Yol (les ancêtres du Dev-Sol - la "Gauche Révolutionnaire" - organisation armée qui a elle-même accouché du DHKP-C, ou Front-Parti Révolutionnaire de Libération Populaire, l’un des derniers groupes terroristes et staliniens encore en activité dans le monde). Extrémiste et activiste notoire, il s’est notamment illustré lors des terribles violences politiques qui ont secoué la Turquie dans les années 1970 et 1980.
Après le coup d’Etat de 1980, il quitta la Turquie pour l’Europe où, de son propre aveux (interview donnée au journal Milliyet le 11 janvier 2002, en turc), il se retrouva à errer sans le sou. Il enseigna un temps... l’"Histoire économique de la Turquie" (!) avant de disparaître à nouveau dans la clandestinité, en 1986, fuyant des tueurs mandatés par ses anciens amis qui le recherchaient, selon ses propres dires, pour "trahison". L’affaire finit semble-t-il par se tasser et il put trouver un travail à l’Institut d’études sociales de Hamburg, d’où il fut récemment débaucher par les lobbies arméniens.
Taner Akçam a longtemps frayé avec Abdullah Öcalan, qu’il a connu en 1973-1974. Les deux hommes se connaissent bien : ils ont fait leurs classes de terroriste ensemble au sein du THKP-C. Aujourd’hui, celui qui a fini en prison pour ses crimes à la tête du PKK, se souvient du "camarade" Akçam...
Le 19 janvier 2002, dans les colonnes d’Özgür Politika (pour lire l’article original en turc), l’organe de propagande du PKK/KADEK/KONGRA-GEL en Europe, Abdullah Öcalan ne mâche pas ses mots. Il prend ouvertement à parti son vieil ami de trente ans, l’accusant d’être un "provocateur" et le commanditaire de plusieurs assassinats politiques de militants d’extrême gauche dans les années 70 et 80 !
Taner Akçam, un renégat aux mains pleines de sang ? Öcalan va même plus loin. Il le présente comme un personnage trouble et sans scrupule, qui aurait "un pied à Erevan, et l’autre en Amérique", avant de conclure, pour solde de tout compte : "cet homme est dangereux".
Un témoignage très instructif qui éclaire d’un jour nouveau ce "démocrate" turc si "respectable" et adulé des activistes arméniens...
L’équipe de Tête de Turc
10.02.02

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